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samedi 23 juillet 2016

JACQUES ROUVEYROL, PAINTER

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qui peint ? (Who paints ?)




Je n’ai pas « fait » les Beaux-Arts. J’ai appris à peindre en peignant et ce n’est pas venu tout seul …


Né en 1947, après le chaos de la deuxième guerre mondiale, j’ai suivi, à Clermont-Ferrand, le cursus normal d’un écolier puis d’un lycéen et enfin d’un étudiant. En 1971, j’obtiens l’agrégation de philosophie et entame avec bonheur une carrière d’enseignant qui ne me conduit ni à Los Angeles ni à New York ni à San Francisco mais à Angoulême puis Reims et enfin Bordeaux où j’en viens aussi à enseigner l’histoire de l’art.


Très tôt, vers 14 ans, je peins. Je m’attaque à des reproductions. Pour apprendre. J’ai assez rapidement une prédilection pour Matisse et plus encore pour Hopper que je reproduis allègrement (au sens strict : avec allégresse), pas trop mal.


Le temps vient de se lancer dans des originaux : nus et portraits. Apprendre à peindre les corps et la chair, les expressions.

Mais je ne découvre que fort tard (n’oublions pas toutefois qu’il ne l’est jamais … trop tard) ce que j’ai envie de peindre. La littérature, le cinéma puis les voyages me forment une passion véritable pour l’Amérique et spécialement pour la ville américaine donc pour Los Angeles (et San Francisco). A ce moment là, j’ai 65 ans et … l’avenir devant moi !

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I didn't go to an art school. I learned by myself, by painting and it was not easy.

Born in 1947, after the chaos of the Second World War, I followed studies in Clermont-Ferrand, until 1971, the year I was qualified philosophy teacher. Therefore I start a happy career of teacher that not leads me in Los Angeles or New York or San Francisco, but in Angoulême, then Reims and finally Bordeaux where I teach also the History of Art.

Very early, when I was 14, I am painting. At the beginning, I practice copies. To learn. I have a predilection for Matisse and even more for Hopper of whom I reproduce with a lot of fun (and not bad) the paintings.

Then, the time comes to make original painting : nude, portrait. To learn how to paint bodies and flesh and expressions.
But I discover very late (however we know that it is never too late to do the right thing ...) what I really want to paint. The literature, the movies, the  journeys give me a real passion for America and specially for the American city, therefore for Los Angeles (and San Francisco). At that time, I am 65.  I have a future before me.

http://rouveyrol.blogspot.fr/2016/07/galerie.html

peindre pourquoi ? (Why to paint ?)


Qu’est-ce que la peinture ?

Un moyen d’expression ?
Non. C’est ce qu’elle est pour Van Gogh, pour Munch et les expressionnistes, par exemple. Cette vision, finalement romantique, n’est pas la mienne.
La traduction, alors, d’une pensée, d’une vision du monde ?
Non plus. C’était le cas de l’art du Moyen Âge : traduire en images, accessibles à tous, le texte de la Bible. Sur les murs de la basilique d’Assise, Giotto traduit le message divin en racontant la vie de Saint François. Bien qu’ayant vécu de la philosophie, je n’ai aucune vision du monde à proposer.
Une invention, peut-être ?
Non. Pas davantage. C’est Manet, Picasso, Matisse, Mondrian qui inventent une nouvelle manière de présenter le monde qui n’est justement pas représentative. Bien qu’affecté de myopie, je n’ai pas de nouvelle manière de présenter notre univers.

Et puis, je ne suis ni Van Gogh, ni Giotto, ni Picasso, pas davantage Matisse, Manet ou Mondrian …

Alors quoi ? Alberti, et c’était cela pour lui « la Renaissance », disait d’un tableau qu’il était « une fenêtre ouverte sur le monde ». Je pense exactement le contraire (mais en un sens différent de celui qu’il entendait, je triche un peu !). Il y a quelque chose d’absolument jouissif (au sens strict) à voir émerger de la toile blanche l’objet, le corps, le paysage que vous y peignez. Tout se passe comme si (c’est ce qu’Aristote disait de la sculpture) les formes étaient déjà là, cachées sous la blancheur de la toile et qu’avec le pinceau et les couleurs, vous les fassiez ressortir. C’est quelque chose d’absolument magique. Comme la révélation, en photographie. Il n’y a que du noir et, dans le bain, peu à peu, une image se forme. C’est pourquoi je peins à partir de photographies (ce que font de plus en plus les peintres figuratifs, depuis la fin de l’abstraction), pour répéter manuellement ce qui se passe chimiquement dans le bac de développement.

Alors, pour moi, la peinture ou plus exactement, ma peinture, ne relève ni de l’expression, ni de la traduction, ni de l’invention mais plutôt de la révélation.


Cela, c’est pour la forme, mais pour le contenu ?

Les gens m’intéressent, ils ne me fascinent pas. Des paysages me fascinent : le Grand Canyon, le Désert de la Mort, les paysages du Romantisme, en somme. Mais il faudrait être Gaspar David Friedrich ou Turner ! Ce qui me fascine c’est la ville. Les personnages qu’on y rencontre fortuitement, la circulation qui la caractérise, les publicités qui l’animent. Et, pour moi, la ville par excellence, c’est Los Angeles.

Pourquoi Los Angeles ?

D’abord, parce que c’est un décor. C’est la ville du cinéma, Hollywood. En fait plus qu’un décor, c’est le personnage principal de nombre de films et de romans. En dépit du morcellement des communautés, de l’étendue incroyable de ce monstre urbain, L.A. est une ville, elle a une âme. Distincte de celle de San Francisco, plus intellectuelle ou de New York, plus axée sur le business. Los Angeles, c’est la ville où ce qui compte, c’est l’apparence. Une ville éminemment photogénique, pour cette raison.

Ensuite, c’est l’Ouest américain. A Santa Monica, la plage la plus célèbre de L.A., se termine la mythique route 66. C’est donc la ville de tous les rêves de « réussite », de toutes les illusions, aussi. A la ville réelle, qui est loin d’être un paradis, spécialement pour les minorités qui y vivent, se superpose une ville imaginaire qui représente aujourd’hui le rêve des pionniers d’hier.

C’est cette ambiguïté que j’ai envie de peindre, tableau après tableau.


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What does it mean “ the painting” ?



- A way of expression ?

No, it’s not. Painting is a way of expression for Van Gogh or Munch and the Expressionists, e.g. This vision, finally romantic, is not mine.

- The translation, then, of a thinking or a world view ?

No more. This was the case in the Middle Ages :  to translate in pictures, available for all the people, the text of the Bible. On the walls of the Basilica of Assisi, Giotto translates the divine message, by telling about the St Francis’ life. Although having the experience of the philosophy, I don’t have any world view to offer.

- An invention, may be ?

No more. It’s Manet or Picasso, Matisse or Mondrian who invent a new way to present the world non representatively. Even though I am affected of myopia, that way is not mine.



I’m not Van Gogh, Giotto or Picasso, no more Matisse, Manet or Mondrian.



Then what ? Alberti (it was for him the main characteristic of the Renaissance) told that “a painting is a window opened on the world”. I think exactly the contrary ( but in a different meaning. I cheat a bit !). There is someting that is absolutely enjoyable to see a body, an object, a landscape arising from the white canvas on which you paint. It is as if (Aristote told the same about sculpture) the shapes were already there, hidden in the whiteness of the canevas and, with the brush and the colors, you bring them out. It’s something absolutely magic. As the revelation in the photography. First, there is nothing but black and, gradually developing into the bath, a picture take shape. It’s the reason why I paint from photographs (that is a way increasingly used by the figurative painters since the end of the abstract painting). To repeat manually what happens chemically in the photographic processing method.



So, for me, the painting, specifically  my painting, is not covered by the definition of the terms “expression”, “translation” or “invention”, but rather by the definition of “revelation”.



This for the form. But, what about the content ?



I’m interested by the people but the people are not a source of fascination for me. Some landscapes fascinate me : the Grand Canyon, the Death Valley, the romantic landscapes particularly. But you would have to be Caspar David Friedrich or Turner ! What is fascinating for me is the city. The characters we can fortuitously meet, the circulation that characterizes it, the advertisement that animates it. And for me, the most interesting city is Los Angeles



Why Los Angeles ?



First because it’s a decor. It’s the city of the cinema. Hollywood. In fact more than a decor, it’s the main character of numerous movies and novels. Despite the fragmentation of the communities, despite the incredible scope of this urban monster, L.A. is a city, it has a soul. Different of the soul of San Francisco, more intellectual, or the soul of New York which is more focused on the business. Los Angeles is the city where the most important thing is the appearance. A city eminently photogenic, for this reason (and also of course its light so particular).



Next, because it’s the American West. In Santa Monica, the most famous beach of Los Angeles, ends the mythic Route 66. It’s the city of all the dreams of succes, and also  of all illusions. On the real city which is far from a paradise, specially for the minorities living there, there is an imaginary city which represents today the dream of the pioneers of yesterday.



I want to paint that ambiguity. Painting after painting.

http://rouveyrol.blogspot.fr/2016/07/galerie.html

peindre quoi ? (What to paint ?)











De fait, je pratique la peinture depuis fort longtemps. Mais ce n’était pas mon métier. Après avoir passé mon agrégation, en 1971, j’ai enseigné avec bonheur la philosophie, puis l’histoire de l’art. Mais je n’ai jamais cessé de peindre.

Pendant très longtemps, je me suis appliqué à faire des reproductions, allant de Fra Angelico ou Pontormo à Matisse, Chagall, Hopper et d’autres encore. Histoire d’apprendre à peindre.


Des portraits aussi et des nus, originaux, ceux-là. Mais je n’avais pas découvert ce qui devait être finalement l’objet de ma peinture.

Je ne l’ai rencontré que tardivement. A travers la littérature et le cinéma américains et à travers un premier voyage aux Etats Unis.
A San Francisco et plus encore à Los Angeles, où je suis retourné plusieurs fois, j’ai découvert la ville. La ville américaine. Je ne veux pas dire qu’elle est vivable ou pas, qu’elle vaut mieux que Paris, Rome ou Prague. Non et je ne sais même pas pourquoi elle me parle plus que d’autres, mais c’est ainsi. Et j’ai entrepris de la peindre.
J’y serais allé plus tôt, j’aurais plus tôt trouvé ma « vocation ». Mais c’est ainsi.
Tous les panneaux publicitaires qui polluent nos cités et qui se déploient là-bas de façon quasi anarchique et très envahissante, sont, pour la peinture aussi intéressants que les sous-bois de nos campagnes en automne.
Toutes ces voitures qui encombrent nos villes et polluent, elles aussi, notre atmosphère, sont, pour la peinture une mine de reflets incomparable.
La ville américaine appelle le pinceau.

Alors, à près de 65 ans, je me suis mis à la peindre.

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I performed painting for a long time. But it was not my job. After my Aggregation of  philosophy in 1971, I taught with a great fun the Philosophy, then the History of Art. But I never stopped painting.

During a long period of time, I  have practiced to reproduce some pieces of the great masters, from Fra Angelico to Rosso or Pontormo, from Chagall to Hopper et others. To learn the painting.

Then came original paintings : portraits and nudes. But I had still not  discovered what will be the real object of my painting.
I met it very late : across the American literature and the cinema, then through my first trip to USA.
In San Francisco and yet more in Los Angeles where I came several times, I have discovered the City. The American City. I don’t say that this city is livable or not, that it’s better than Paris, Rome or Prague. No, and I don’t even know why it talks to me better than others, but that is how things stand. And I undertook to paint it.
If I had come sooner I would have discovered sooner my vocation.
All the billboards which pollute our towns, and which seem to grow out of control along avenues and boulevards in a very invasive way, are as the undergrowth in our countrysides when fall is coming.
All the cars which congest and pollute our towns are, for the painting, an incredible source of light reflections.
The American town call the brush !

http://rouveyrol.blogspot.fr/2016/07/galerie.html

peindre comment ? (How to paint ?)











Le souci du détail

On a coutume de ranger la peinture dans des tiroirs : classicisme, néo-classicisme, réalisme, romantisme, impressionnisme, futurisme, cubisme, etc. jusqu’au post-modernisme. Je n’entre pas dans cette commode.

Etant donné l’objet de ma peinture (principalement la ville) je me sens davantage attiré par l’hyperréalisme. Des peintres comme Antony Brunelly, Clive Heads, Robert Bechtle, John Baeder, David Cone, Bertrand Meniel m’inspirent davantage que les visions impressionnistes, futuristes ou expressionnistes de la ville, par exemple..

Toutefois, je tiens à conserver une certaine « épaisseur » à ma peinture (ce que les hyperréalistes, en général, excluent pour être au plus près du lisse et du brillant de la photographie avec laquelle ils prétendent (à bon droit) rivaliser. La ville elle-même n’est pas lisse. Elle présente des aspérités, des rugosités. On n’y surfe pas comme sur une vague. On n’y patine pas comme sur de la glace.

Sur le tiroir dans lequel faire entrer ma peinture, on pourrait écrire : « hyperréalisme modéré », par exemple.

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The attention to the detail



There seems to be a practice adopted by those who write about art : they store painting in compartments : classicism, neoclassicism, realism, romanticism, impressionism, futurism, cubism, to postmodernism. I don't enter in that chest of drawers.

Given the object of my paint (principally the town), I feel attracted by hyper-realism. painters like Antony Brunelly, Clive Heads, Robert Bechtle, John Baeder, David Cone, Bertrand Meniel inspire me more than the impressionistic, futuristic or expressionistic visions of the town, for example.

However I wish  to insure a kind of "thickness" to my painting (thing excluded by the hyper realistic painters, in the aim to be more close of the smooth surface of the photograph with which they  rightly claim to compete.

The town itself is not smooth.It presents asperities, roughness. We can't surf on it as we make on a wave. We don't skate on it as we make on the ice.



On the drawer into which I put my painting, we can write : "moderated hyper-realism", for example.
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http://rouveyrol.blogspot.fr/2016/07/galerie.html


GALERIE (Gallery)



1. NOUVELLE SÉRIE : BORDER

2018 - Border #3 (Mexico-USA) (Huile sur toile 85,5 x 47)


2017 - Border #2 (Mexico-USA) (Huile sur toile 85 x 63) 

 


2017 - Border #1 (Mexico-USA) (Huile sur toile 112 x 63) 




2. AMERIQUE : SCENES ET PAYSAGES

2017 - NY#5 (New York by Bike)  (Huile sur toile 42 X 62)

 

 2017 - NY#4 (Kiosk)  (Huile sur toile 41 X 41)

Under the snow


2017 - NY#3 (Canyon) 30th Street - 5th Avenue (Huile sur toile 85 X 130) Collection Carmen R. (Valencia)

Traffic on 30th Street


2017 - NY#2 (Snow Playground) 5th Avenue (Huile sur toile 85 X 130)


Snow in 5th Avenue

 2017 - NY#1 W 35th Street (Huile sur toile 130 x 85,5)

Traffic disturbed by snow


2016 - A house on Carroll Canal Walk, Venice, Los Angeles (Huile sur toile 72,5 x 59,5) 


 

2016 - Route 66, Seligman, Arizona (Huile sur toile 101 x 52)



2016 - Grand Canal, Venice, Los Angeles (Huile sur toile 81 x 65)

 

2016 - Sniffing (Huile sur toile 78 x 52)

 

2016 - Waiting (Huile sur toile 66 x 40)

 

2016 - Golden Gate, San Francisco (Huile sur toile 80 x 58) 

 
 

2016 - Jaws, Universal Studios, Los Angeles (Huile sur toile 80 x 59) Collection Estelle et Eric M. (Bordeaux)

 

2016 - Bus Stop, Haight Ashbury, San Francisco (Huile sur toile 104 x 79)

 

2016 - Muscle Beach, Venice, Los Angeles (Huile sur toile 55 x 55) Collection Claudia R. (Bordeaux)

 

2016 - Shooting onVenice Front Walk, Los Angeles (Huile sur toile 85 x 60) 


 

2015-2016 - Wilshire Bd, Los Angeles (Huile sur toile 92 x 70)

 

2012 - Smoking (Huile sur toile 66 x 40) Collection Ariane et Charles G Paris.

 

2012 - An AmericanTheatre (Huile sur toile 99 x 70) 

 

2012 - Sunset Boulevard, Los Angeles (Huile sur toile 80 x 66) Collection Sabine et Eric D.M. (Reims)

 

2011 - Chevy (Huile sur toile 100 x 100) Collection Helen et Philip B. (Londres)

 

 

 3. PORTRAITS   

La peinture ne se borne pas au paysage ou à la scène de genre. La classification des genres comporte également le portrait. Un peintre se doit de s'y essayer. Mais, là encore, ce ne sont pas que des visages mais des moments, surtout, que je m'efforce de saisir et de rendre.

Painting is not confined to the landscape or genre scene. The classification of the genres also includes the portrait. A painter must try it. But, again, these are not only faces but moments, mainly, that I strive to grasp and render.

2016 - Pétillantes (Huile sur toile 54 X 73) Collection Catherine et Frédéric W. (Reims)

 

2016 - La belle Ténébreuse (Huile sur toile 66 x 49) Collection France et Alain B. (Reims)

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2013 - Oce-Anne (Huile sur toile 120 x 65) Collection de l'artiste

  

2012 - BX1982 (Huile sur toile 50 x 50) Collection de l'artiste

 

2010 - Contrejour (Huile sur toile 48 x 80) Collection de l'artiste

 

2006 - Love (Huile sur toile 65 x 56) Collection de l'artiste

 

 

4. DIVERS

 

2010 - Legs (Huile sur toile 106 x 64) Collection Claudia R. (Bordeaux)

 

2006 - Bouches (Quadriptique, Huiles sur toile 80 x 66) Collection de Hervé B. (Bordeaux)


5. EROTICA

 2006 - Erotica, (Triptyque, Huiles sur toile 110 x 76) 

 

2006 - Erotica 1 (Huile sur toile 55 x 38)


2006 - Erotica 2 (Huile sur toile 55 x 38)

 2006 - Erotica 3 (Huile sur toile 55 x 38)

  
2006 - Erotica 4 (Huile sur toile 55 x 38)


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